Les Îles-Organisations
La notion d’Archipel évoque une réalité tangible : celle de plusieurs îles rassemblées par une même géographie proche, et dont les chocs de l’Histoire ont entraîné dans des cultures, des institutions spécifiques et leurs identités. Il s’inspire de la politique créole. C’est une manière particulière, en tant que groupe, d’organiser son discours, d’élaborer une rhétorique qui lui est propre. Elle est la rencontre, l’interférence, le choc, les harmonies et les dysharmonies entre les cultures. Ces identités définissent un système de relation avec des identités-racines et des identité-relations.
Trois concepts émergent
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– L’identité-racine
Elle est liée au vécu conscient et contradictoire des contacts de culture. Elle est fondée dans une vision, un mythe, de la création du monde. Elle est sanctifiée par la violence cachée d’une filiation qui découle avec rigueur de cet épisode fondateur. Elle est ratifiée par la prétention à la légitimité, qui permet à une communauté de proclamer son droit d’habiter une terre, laquelle devient ainsi, territoire. Elle est préservée, par la projection sur d’autres territoires. Ainsi, l’identité-racine ensouche la pensée de soi et du territoire, mobilise la pensée de l’autre et du voyage.
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– L’identité-relation
Elle est liée au vécu conscient et contradictoire des contacts de culture. Elle est donnée dans la trame chaotique de la Relation. Elle circule dans une étendue nouvelle, elle « donne avec », elle exulte la pensée de l’errance et de la totalité.
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– Le réseau
La mise en Commun de ces forces permettent de transcender les égos organisationnels.